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Le château Dranem aux journées du patrimoine 2019 COMPLET

Charles Aznavour, Maurice Chevalier, Lino Ventura et, bien sûr, le comique Dranem : de nombreux artistes sont associés au château Dranem de Ris-Orangis. Mais qu’est-ce qui relie un bâtiment historique transformé en maison de retraite à des personnalités du spectacle ? Lors des journées européennes du patrimoine, sa visite vous permettra de lever le voile sur le passé de ce lieu insolite, une étape incontournable pour découvrir la ville. Présentation.



Un château chargé d’histoires

Le bassin qui accueille la ville de Ris-Orangis était déjà très fréquenté au Paléolithique : de nombreux silex taillés y ont été mis au jour, même une dent de mammouth !

A l’époque gauloise, l’artère centrale – actuelle RN7 –, qui reliait la capitale au sud de la Gaule, était jalonnée de tavernes et de commerces florissants. Mais il faudra attendre le XIIe siècle pour que la famille Faucon édifie un premier bâtiment sur le site du château. Outre cette construction, la dynastie Faucon de Ris a laissé son blason aux armes de la ville.

La Révolution n’a pas épargné Ris-Orangis et son château : avec la Terreur, le propriétaire, Jean Anisson Dupéron, est accusé de malversations et… guillotiné. Le bâtiment devient bien national et un inventaire du mobilier est dressé, grâce auquel aujourd’hui la reconstitution des intérieurs est possible. Après l’exécution de Robespierre, la demeure est rendue à la veuve qui s’en débarrasse rapidement : trop de mauvais souvenirs sont attachés au lieu.

L’échec de Bonaparte

Le premier acquéreur qui postule à son rachat ? Un certain Bonaparte. Avec ses victoires en Italie, le jeune général s’est enrichi et rêve d’acheter le domaine de Ris-Orangis. Il parle à son entourage de son château et ses officiers s’empressent d’acquérir dans la ville leur propre demeure pour côtoyer le vainqueur. Manque de chance ! Bonaparte s’embarque pour la campagne d’Egypte et Joséphine de Beauharnais préfère le château de Malmaison, plus proche de Paris. A son retour des pyramides, le général victorieux devra oublier son rêve de Ris-Orangis et… payer la Malmaison. C’est son général de brigade, le comte d’Andréossy, qui l’acquiert.

De Ménard à Dranem

Les propriétaires se succèdent jusqu’en 1910. C’est à cette date que le domaine rencontre le monde du spectacle. Dranem, chanteur de café-concert très en vogue à l’époque, s’engage dans la mise en place d’une mutuelle pour chanteurs lyriques. Tout d’abord, il crée une fondation à son nom pour collecter les fonds. Insuffisant. En 1910, il décroche le "gros lot" : 100 000 francs à la Loterie nationale ! De quoi acheter le domaine de Ris-Orangis et ses 12 hectares de parc.



Si, de nos jours, le nom de Dranem Ménard à l’envers – est oublié, il est alors une star adulée. Même les Surréalistes, André Breton en tête, reconnaissent son talent. Avec son costume étriqué, son chapeau minuscule et son drôle de regard, il triomphe sur les planches de l’Eldorado.

Les comiques auraient-ils du cœur ? Dranem promet une retraite sans souci matériel aux artistes démunis. Le lieu est aménagé en fonction des besoins des résidents : salles de bains, douches et pièces d’hydrothérapie, salon, chambres (34 lits), bibliothèque et même un billard. A l’extérieur, une terrasse d’été et un jardin d’hiver accueillent les retraités. Et dès les beaux jours, des spectacles sont donnés chaque semaine dans le théâtre de verdure, où les Rissois sont conviés. La vie de château !

Lino Ventura, Louis de Funès, Annie Cordy et les autres

Maintenir l’équilibre financier du château n’est pas une mince affaire. Dranem y parvient avec autant de hauts que de bas. A sa mort, en 1935, c’est Maurice Chevalier qui prend la succession et en devient président d’honneur.

La Seconde Guerre mondiale suspend les activités de la fondation : le bâtiment est réquisitionné par les autorités militaires allemandes et les résidents relogés dans d’autres lieux. A la fin du conflit, ils regagnent leur villégiature. Et les activités de la société reprennent : chaque année, une grande fête est organisée où les stars du moment se pressent : Lino Ventura, Mireille Mathieu, Louis de Funès… qui n’oublient pas de faire un chèque avant de partir.

En 2003, la fondation Dranem échappe de peu à une fermeture administrative et est rachetée par le groupe Thémis. Puis, en 2011, par DomusVi et Dolcea. Elle devient L'Ehpad. Désormais, l’accueil des retraités est strictement réservé à tout le monde.


Pour en savoir plus


Si vous désirez connaître le scandale du Pierrot qui pleure, stèle commémorative de la Première Guerre mondiale, placée à l’entrée du château, rendez-vous aux journées du patrimoine. Les membres du groupe rissois d’histoire locale ne manqueront pas de vous détailler l’affaire.

Samedi 21 et dimanche 22 septembre, à 15 h et 16 h 30 – 17, avenue de Rigny – Ris-Orangis

Horaires

Du 21 /09/2019 au 22 /09/2019

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