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Lavoir de l'Aqueduc de la Vanne

6 Avenue de l'Aqueduc, 91080 Évry-Courcouronnes, France

Lieux d’hygiène et de rencontres les lavoirs se sont multipliés au XIX siècle. Le long de chaque rivières ou de chaque petits ruisseaux, de nombreuses communes en ont conservé au moins un. Retour sur ces vestiges du territoire, à la fois bucolique et mystérieux.

Des lavoirs pour éviter les épidémies !
Apparu au XIXème siècle, les lavoirs se sont développés afin d’éviter la prolifération du Choléra. En 1851 une loi imposa l’aménagement de lavoirs ouverts à tous, ou plutôt, à toutes, déterminant également leur emplacement par rapport aux sources ou fontaines pour ne pas polluer l’eau potable.

L’art de la lessive :
Difficile d’imaginer nos ancêtres battre le linge dans ces lavoirs, et pourtant ! Les lavandières se rendaient au lavoir pour frotter le linge avec une brosse de chiendent, un battoir et du savon. Une fois rincé et tire-bouchonné, c’est-à-dire essoré, le linge était jeté dans un baquet. Les lavandières s’installaient alors dans une buanderie où l’on plaçait le linge dans une lessiveuse, une sorte de récipient rond à couvercle muni d’un double fond amovible dans lequel on mettait un sac de jute rempli de cendre de bois afin d’assainir le linge. On retournait ensuite au lavoir pour rincer une dernière fois le linge.

L’ancien lavoir d'Évry-Courcouronnes :
Le premier lavoir d'Évry-Courcouronnes, situé au sud du siphon de l’aqueduc, se trouvait au bord d’une mare alimentée par deux fossés drainant les eaux d'Évry-Courcouronnes et de Lisses. En 1900, trop éloigné du village, les courcouronnaises se plaignaient de l’isolement et aussi parfois du manque d’eau. En 1910, un autre lavoir, alimenté par un puits, fut construit à l’extrémité de la rue des mathurines. On évoque l’échange du terrain entre la ville de Paris, propriétaire de l’aqueduc, et la commune d'Évry-Courcouronnes. Les matériaux de l’ancien lavoir furent récupérés pour la construction. C’est le seul lavoir qui subsiste aujourd’hui sur le territoire de la commune. Un troisième lavoir était situé près de la ferme du Bois briard (dit de Saint Guénault) et étaient surtout utilisé par les femmes de la ferme.

Des lieux de nostalgie
Avec l’arrivée de l’eau courante chez les particuliers dans les années 50 et l’essor des machines à laver, les lavoirs ont été progressivement abandonné. Aujourd’hui encore lors de vos promenades vous pouvez admirer de nombreux lavoirs, niché entre deux maisons, le long de la Seine ou de l’Essonne. 

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