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Un président qui sort de la mêlée

Publié il y a 29 jours

Président du club USRO Rugby de Ris-Orangis, Éric Husson a rejoint l’Ovalie quelques années après la naissance de son fils. Son engagement est aujourd’hui à la hauteur de sa passion.

Marié, deux enfants. Le profil d’Éric Husson, 57 ans, pourrait paraitre classique. Il sort pourtant des sentiers battus à plus d’un titre. Originaire de Châteaudun, en Eure-et-Loir, ce Rissois d’adoption a quitté le domicile familial à 15 ans et demi pour « voir du pays ». Engagé dans la Marine nationale, il y restera 6 ans et fera plusieurs fois le tour du monde. À 21 ans, il trouve du travail près de Versailles et rejoint Air France avant de s’installer à Ris-Orangis en 1994. Passionné de football, il pense inscrire son fils dans un club local avant de se raviser. « Il avait 6 ans, raconte-t-il. Il voulait faire comme papa. Mais j’ai préféré l’encadrement et la pédagogie qui étaient proposés par le club de rugby. Je l’ai donc inscrit à l’USRO. Mais je n’avais vraiment pas une culture rugby au départ. Dans le centre de la France, je crois qu’il n’y a même pas de club ! Cela dit, j’aimais bien regarder des matchs à la télé, sans forcément tout comprendre… »

Éric président !

Mais Éric Husson ne fait pas les choses à moitié. Après avoir inscrit son fils à l’USRO, il passe du temps autour du terrain et n’hésite pas à prêter main forte au staff très réduit du club, notamment pour l’administratif. Au fur et à mesure, il intègre les rouages du jeu et finit par se passionner pour la discipline. « Comme j’étais là régulièrement, on m’a demandé si je voulais m’occuper de l’école de rugby. C’est comme ça que je suis rentré dans le club, puis que j’ai intégré le comité d’administration avant de devenir, il y a 12 ans, son président. Le rugby développe de multiples qualités humaines. Je crois qu’on n’entre pas dans ce sport par hasard… »

Bientôt un centre d’entrainement ?

Aujourd’hui, le club entame sa quatrième saison en fédérale 2, « le dernier étage de la pratique amateur » et développe de nombreux projets. « Nous sommes un club familial, notre priorité c’est la formation des jeunes. C’est pour ça que, dès la rentrée, nous lancerons une académie. Nous nous donnons 3 ans pour être labellisés Centre d’entrainement par la FFR. Nous débuterons avec une vingtaine de jeunes entre 16 et 19 ans à qui nous communiquerons toutes les informations sur l’athlètisation du corps humain, la préparation physique, la diététique, et le développement de techniques sur des postes déterminés. On voudrait aussi mettre en place une aide aux études. Mais, si on veut progresser au niveau supérieur, nous avons besoin de structures appropriées : véritable club house, salle de réunion, de vidéos, de musculation... »

Un vent de fraicheur

Parmi les projets déjà concrétisés par le club, Éric Husson pointe le beau développement de la section féminine qui, après une première année passée en mode entrainement, s’est engagée l’an dernier dans la compétition. « Leur état d’esprit est formidable ! Et elles sont 25, pour une première année c’est exceptionnel. Cette saison elles seront sûrement une trentaine. Elles ont amené un vent de fraicheur dans le club et une belle ambiance. Aujourd’hui, elles jouent à 10, le but est de passer à 15. » En attendant, l’USRO lancera, dès septembre, le baby rugby pour les moins de 6 ans, avec un éducateur spécialement formé. Travail sur la motricité, sur le plaisir du jeu, le contact avec le sol, le passage de la balle… Une innovation qui a séduit les parents puisque le club compte déjà une quinzaine de préinscriptions.

Des changements et des attentes

« Cette année, nous avons fait beaucoup de changements. Nous avons notamment changé le staff de l’équipe 1. On espère un recrutement sérieux qui apportera un plus pour la saison prochaine. Nous travaillons également avec les élus pour bénéficier d’un terrain synthétique afin de poursuivre l’entrainement dans de bonnes conditions pendant l’hiver. » Des projets qui nécessitent des investissements parfois coûteux. Pour l’aider à les concrétiser, l’USRO bénéficie déjà de l’aide de Grand Paris Sud. « Avec la ville de Ris-Orangis c’est notre meilleur soutien. Ce sont nos contributeurs les plus importants. On sent qu’il y a un réel intérêt pour le club. Nous avons des relations franches et amicales. » Des relations qui permettent d’imaginer un avenir aux contours ovales bien nets et d’oublier un peu les déceptions passées.

Les retombées de la Coupe du monde

Car l’abandon de la création du grand stade de rugby à Ris a été un véritable crève cœur pour Éric et pour l’ovalie locale. « C’est quelque chose qu’on a eu du mal à digérer car il y avait beaucoup de dynamiques autour de ce projet. Ça a été terrible. Pour nous, ce projet était très viable et ça aurait redynamisé toute la région. » Aujourd’hui, Éric Husson place ses espoirs dans la coupe du monde de 2023 qui se déroulera en France et pour laquelle Grand Paris Sud a posé sa candidature afin de recevoir des délégations. « Les années de Coupe du monde sont toujours intéressantes car cet événement est un aspirateur à licenciés. On augmente nos effectifs de 15 % environ. Et si nos dossiers aboutissent et que nous accueillons une délégation sur le territoire, il y aura encore plus de retombées, y compris en termes de partenariats. »

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