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Secrets de patrimoine #5 - Les collections Musée de France de l'agglomération

Publié il y a 25 jours

Grand Paris Sud vous propose, chaque week-end de confinement, un nouveau rendez-vous avec le patrimoine du territoire. (Re)découvrez la riche histoire culturelle et patrimoniale de l’agglo sur nos pages Instagram et Facebook ! Cette semaine Grand Paris Sud vous dévoile les collections Musée de France conservées par l'agglo.

Secrets de patrimoine #5 A la découverte des collections Musée de France de l’agglomération

Le tub (n° inv 2016.0.36)

Cette large bassine circulaire en zinc avec bec verseur et crochet de suspension est un tub du début du 20e siècle, provenant de Combs-la-Ville.

D’origine anglaise, le tub, accessoire de la toilette, fut largement utilisé à partir de la fin du 19e siècle et jusqu’à la généralisation en France de l’eau courante dans les logements (années 1970 !). On « tube » dans un cabinet de toilette ou, à défaut, dans la chambre ou dans la cuisine. La toilette au tub se pratique, debout, assis, accroupi ou à genoux, à l’éponge, au savon et à l’eau tiède.

En savoir + :

A la fin du 19e siècle, la toilette quotidienne est préconisée pour tous. L’eau n’est plus une ennemie. Elle fait partie intégrante des mesures d’hygiène et de propreté pour lutter contre les microbes. En revanche, on préfère les ablutions (toilettes à l’éponge, par aspersion et frottement) à l’immersion (le bain). Pour ces ablutions, le tub est l’accessoire le plus répandu. Il est en quelque sorte l’ancêtre du bac à douche.

Le tub est très fréquemment représenté dans les scènes de femmes à la toilette, occasion de peindre des corps nus, chez des artistes comme Degas  ou Manet.

Pour découvrir ce tub « en vrai », rendez-vous à l’automne au Musée de Suresnes, au sein de l’exposition « C’est du propre : l’hygiène et la ville». 

Un peu de lecture ?

Nathalie Mikaïlof, Les manières de propreté, Du Moyen-Age à nos jours, édition Maloine, 1990 Ouvrage passionnant et consultable ici : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3326460c/f2.image.texteImage

Georges Vigarello, Le Propre et le sale : l'hygiène du corps depuis le Moyen Âge, Paris, Seuil, 1985


La baratte (n°inv 2016.0.2)

Ce tonneau de 100 litres monté sur une structure permettant sa rotation (manuellement ou mécaniquement) est une baratte rotative ou un Moulin à beurre.

Fabriqué par la société Simon frères de Cherbourg, vers 1900, ce modèle équipait la laiterie d’une ferme de Brie et servait à la fabrication du beurre destiné à la table du propriétaire, du fermier et de ses employés ou aux étals des commerçants locaux.

En savoir + :

Le barattage a pour objectif de souder les globules gras de la crème. La rotation de la baratte les jette les uns contre les autres et une masse se constitue progressivement : le beurre.

Le secret du bon beurre : la crème ne doit jamais occuper plus des deux tiers du volume de la baratte. La température de la crème doit être maintenue à 17-18 degrés pendant toute l’opération. L’opération doit durer entre 35 et 45 minutes. Pas moins, pas plus. Le mouvement de la baratte doit être ralenti à la fin du travail et lorsque la baratte rend un bruit sourd ; le beurre est fait !

De telles barattes étaient utilisées jusque dans les années 1960.

Retrouvez bientôt cette baratte, et bien d’autres objets liés au lait de la collection de Grand Paris Sud, exposés dans la laiterie du château de Champs-sur-Marne : chateau-champs-sur-marne.fr

Un peu de lecture ?

Pour tout savoir sur le lait, le beurre et le fromage au tout début du 20e siècle : gallica.bnf.fr



Diable de meunier (n°inv 2015.0.33)

Ce diable de meunier, avec sa pelle métallique recourbée, servait à la ferme et au moulin à transporter les sacs de grains qui pouvaient peser près de 100 kg. L’usage du diable, signalé au 18e siècle, se répand au 19e et 20e siècle et devient un outil de manutention incontournable dans les ateliers et commerces des pays occidentaux.

Comme la brouette, il permet le transport de charges lourdes (jusqu’à 200kg) par un seul homme. Le diable a, de plus, pour lui l’avantage sa maniabilité, de pouvoir être utilisé dans des lieux étroits et de permettre de transporter verticalement des charges lourdes et fragiles.

En savoir +

Des diables identiques étaient utilisés aux Grands Moulins de Corbeil au début du 20e siècle pour décharger les sacs de grains arrivés par chemin de fer puis pour leur acheminement jusqu’à la mise en silo en attente de leur départ pour la mouture. roger-viollet

Les sacs à grain étaient fabriqués en fibre végétale (jute, cisal ou coton). Peu glissant, ils offrent pour la manutention et le transport une bonne résistance mécanique, ils protègent efficacement les grains des rayons du soleil et sont réparables et réutilisables. Les Grands Moulins possédaient leurs propres ateliers de nettoyages et de raccommodage des sacs de grains.

Pour en savoir plus sur les Grands Moulins de Corbeil, retrouvez le livret de l’exposition 2019 qui s’est tenue en 2019 à la Commanderie Saint-Jean :


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