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Secrets de patrimoine #4 – Les femmes illustres

Publié il y a 26 jours

Grand Paris Sud vous propose, chaque week-end de confinement, un nouveau rendez-vous avec le patrimoine du territoire. (Re)découvrez la riche histoire culturelle et patrimoniale de l’agglo sur nos pages Instagram et Facebook !

Secrets de patrimoine #4 – Les femmes illustres

Ce week-end #SecretsDePatrimoine vous fait découvrir des femmes illustres ayant un lien avec Grand Paris Sud.


Helena Rubinstein

Le saviez-vous ? Helena Rubinstein (1870-1965), fondatrice de l’empire de produits cosmétiques du même nom, a vécu à Combs-la-Ville, au Moulin du Breuil qu’elle restaura avec l’aide de la prestigieuse maison de décoration Jansen.

Née à Cracovie en Pologne à la fin du XIXe siècle, dans une modeste famille juive orthodoxe, elle échappe à son destin– un mariage arrangé- en émigrant en Australie. Entreprenante, elle y crée le premier institut de beauté en 1902. Le succès est au rendez-vous. Elle multiplie les ouvertures en Australie, aux Etats Unis, en Angleterre et à Paris. Amoureuse des arts et de la mode, elle réinventa la culture de la beauté en l’adaptant à la modernité. Visionnaire, elle mit la science au service de la cosmétique.

C’est en 1934 qu’elle acheta le Moulin du Breuil à Combs-la-Ville pour en faire sa résidence de campagne. Elle confia son aménagement à la célèbre maison de décoration parisienne Jansen, dont le directeur, Stéphanie Boudin, avait pour clients les personnalités les plus prestigieuses de l’époque comme Edouard VII. Héléna, collectionneuse avertie, y abrita aussi une partie de sa collection d’arts. Fuyant le nazisme, qui la spolie de tous ses biens en France en 1943, elle s’installe définitivement à New York où elle meurt milliardaire, en 1965, à l’âge de 93 ans.

Sa marque est rachetée par L’Oréal en 1984.

Après la guerre, les restitutions, Héléna Rubinstein ne reviendra pas au Moulin du Breuil et le vendra.

Le saviez-vous ? c’est elle qui lança sur le marché le premier mascara waterproof .

Plus d’infos sur l’exposition Helena Rubinstein :


Désirée Clary

Le saviez-vous ? La reine Désideria de Suède (1777-1860), née Désirée Clary, fiancée délaissée de Napoléon Bonaparte, a vécu quelques années dans son Domaine de La Grange –La Prévôté à Savigny-le-Temple et contribué à l’aménagement de son parc, aujourd’hui bien connu.

Rien ne laissait présager le destin exceptionnel de Bernardine Eugénie Désirée CLARY, née à Marseille en 1777 et fille d’armateur. Mais la très jeune fille croise la route de de Napoléon Bonaparte auquel elle est fiancée, brièvement, car ce dernier lui préféra Joséphine de Beauharnais. Toutefois, son frère Joseph Bonaparte épousa Julie Clary, sœur cadette de Désirée.

Surmontant son chagrin, Désirée se marie en 1798 le général Jean-Baptiste Bernadotte (1763-1844). Celui-ci n’est pas un partisan de Bonaparte. Leurs relations seront houleuses et faites de suspicions et de trahisons. Néanmoins, Napoléon, sous le Consulat, en avril 1800, le nommera Commandant de l’armée de l’Ouest puis Maréchal d’Empire en 1804.

En 1800, le couple achète le château de La Grange-la-Prévôté à Savigny-le-Temple pour en faire sa résidence de campagne. Désirée y créera le parc à l’anglaise dont il reste aujourd’hui quelques éléments.

Mais la vie de Désirée est bouleversée, en 1810, par l’élection de son mari comme prince héréditaire de Suède et, dès 1812, Bernadotte assure la régence du royaume ce qui l’amène à rejoindre la coalition contre la France.

Désirée est alors contrainte de quitter le pays et vend le domaine de Savigny à son frère Nicolas. Le domaine restera dans la famille Clary jusqu’en 1926.

En 1818, à la mort de Charles XIII de Suède, Bernadotte est couronné roi de Suède et de Norvège. Désirée devient alors Desideria reine de Suède et de Norvège, jusqu'à sa mort en 1860 à Stockholm.

En savoir plus :

A retrouver : l’acte de vente du château de la Grange à Bernadotte sur :

Légende de la photo : Désirée Clary par François Gérard © RMN-GP (Château de Versailles) / © Franck Raux.


Rose Valland (1898 – 1980)

Rose Valland est née en 1898 à Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs, dans le département de l’Isère. Véritable figure de la résistance, elle a joué un rôle décisif dans le sauvetage et la récupération d’œuvres d'art et d'objets volés par les Nazis, elle connaît un destin extraordinaire.

Elle est morte à 81 ans, à Ris-Orangis dans l’oubli.

Après de brillantes études en histoire de l’art, la jeune femme devient attachée de conservation du musée du Jeu de Paume à Paris.

C’est dans ce musée que, pendant la Seconde Guerre mondiale, les nazis avaient choisis de stocker les œuvres d’art spoliées dans tout le pays avant d'être envoyées en Allemagne.

Rose Valland, au péril de sa vie, dressa l’inventaire clandestin de ces trésors et de leurs destinations finales. Cette importante documentation permit, entre 1945 et 1953, de retrouver et restituer un très grand nombre d’œuvre. 60 000 biens culturels seront ainsi rapatriés.

Après la Libération, elle reçoit de nombreuses décorations françaises et étrangères : chevalier de la Légion d'honneur, commandeur des Arts et des Lettres, elle obtient la médaille de la Résistance française. Les États-Unis lui remettent la médaille de la Liberté et elle est faite officier de l'ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne.

Elle prend sa retraite à la fin des années 1960 et vient à Ris-Orangis à la fin de sa vie pour s’y faire soigner. Elle meurt dans la solitude en 1980.

Des hommages posthumes, se sont multipliés ces quinze dernières années : plaques commémoratives au Musée du Jeu de Paume, fresques dans son village natal, statues et timbre à son effigie, des rues baptisées à son nom (à Ris-Orangis en 2016) …

Elle fait aussi l’objet de travaux scientifiques - dont plusieurs expositions - et inspire des œuvres littéraires et cinématographiques « grand public », comme le film Monuments Men (2014) de George Clooney avec une Rose Valland (rebaptisée Claire Simone dans le film) incarnée par Cate Blanchett.

Pour en savoir plus : 

Légende de la photo : Rose dans l’exposition "Sculptures monumentales" de José Fioravanti, organisée au Jeu de Paume en décembre 1934. Photographe anonyme Coll. Camille Garapont

Retrouvez tous les autres épisodes de Secrets de patrimoine, ici : 

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