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Secrets de patrimoine #1 – L’art public dans tous ses états

Publié il y a environ un mois

Grand Paris Sud vous propose, chaque week-end de confinement, un nouveau rendez-vous avec le patrimoine du territoire. (Re)découvrez la riche histoire culturelle et patrimoniale de l’agglo sur nos pages Instagram et Facebook !

Secrets de patrimoine #1 – L’art public dans tous ses états 

Première étape de ce week-end autour de l’art public : Le déambulatoire à Evry-Courcouronnes


Le Déambulatoire

Connaissez-vous cette sculpture bleue monumentale ? Le Déambulatoire est une sculpture-promenade monumentale en résine bleue de Gérard SINGER, artiste français, né en 1929.

Achevée en 1976, dans le quartier des pyramides, dont elle constitue un signal fort, cette sculpture fait partie des premières œuvres d’art public à être érigées dans la ville nouvelle.

Cette œuvre s’inscrit dans un contexte de création particulier. Elle est, en effet, intimement liée au concours d’architecture qui présida à la construction du quartier d’Evry I.

Avec ce concours qui portait sur 7 000 logements (il en comptera finalement 2 500), allait être réalisée à Evry un programme urbain intégrant de manière inédite et à grande échelle la création d’œuvres d’art. D’autres tentatives ambitieuses de ce type seront développées à Marne la Vallée (quartier du pavé neuf) et à l’Isle d’Abeau (centre urbain Saint-Hubert). Le règlement du concours Evry I, lancé par l’EPA d’Evry en 1969, s’adressait à des concepteurs-réalisateurs et prévoyait une attention particulière au traitement des espaces libres ; places, rues…L’EPEVRY prévoyait en même temps la création d’un fonds, alimenté par les promoteurs et les pouvoirs publics, destiné à financer des réalisations pilotes.

Le groupe UCY, composé de promoteurs et d’architectes, d’urbanistes, d’artistes, remporte le concours en 1972. Les architectes Andrault et Parat, Sirvin, ECA, le groupement d’architectes la SCAU, Bernard Lassus ; coloriste plasticien, Gérard Singer, peintre sculpteur, Bernard et Yvette Alleaume, sculpteurs, Baschet, sculpteur, se regroupent au sein d’un atelier de conception : le GARP.

« Nous sommes partis sur l'idée qu'il fallait développer un habitat intermédiaire entre l'individuel et le collectif avec une terrasse pour chaque logement. Les immeubles étaient plus faciles à réaliser en gradins. D'où la forme d'une pyramide », expliquait l'architecte. Ces logements ont été conçus autour de cinq points :

  • tissu urbain homogène et continu,
  • espace privatif extérieur,
  • espaces publics résultant de la forme du bâti,
  • intégration des parkings et équipements,
  • cheminements et perspectives étudiées avec des sociologues.

Il s’agit d’une architecture dite « de dalle » : parkings souterrains et cheminement piéton à l’extérieur.

Les artistes ont dès le départ été associés aux discussions générales concernant les espaces libres, mais peu à peu, ils ont opté pour une réalisation qui les concernait exclusivement, à l’exception de l’intervention de Bernard Lassus sur les façades qui peut être considérée comme globale puisqu’elle concerne l’ambiance visuelle générale du quartier (traitement des façades des immeubles HLM en fausses briques par moulage du béton teinté dans la masse et la « façade végétale » réalisée par incrustation dans les moules de coffrages en motifs de palme et de bambou, également en béton teinté dans la masse.)

Bernard et Yvette Vincent-Alleaume traitent en briques et végétaux le cheminement piétonnier au pied des immeubles.

Gérard Singer réalise quant à lui un lieu insolite et singulier, en accord avec ses recherches artistiques, et sans lien apparent avec l’architecture globale du projet

Le déambulatoire est bien l’expression personnelle d’un artiste, en cohérence avec les réalisations tout au long de sa carrière (cf biographie).

La somme forfaitaire prévue dans le programme d’Evry I pour les interventions artistiques n’a pas permis de couvrir tous les frais. Elles ont pu être réalisées grâce à des subventions du FIANE (Fonds d’Intervention et d’Action pour la Nature et l’Environnement), du FIC et de la direction de l’Architecture du ministère des Affaires culturelles.

Le déambulatoire, dans le plan d’urbanisme, va constituer un lieu de promenade, un point de vue sur la ville et de jonction entre la sortie de la gare de transport urbain et le quai aux fleurs.

Tout comme la Dame du Lac de Pierre Szekely, cette œuvre offre un rapport avec la montagne :

« Nourri d’un rapport intime avec la montagne et d’une pratique continue de l’alpinisme, cet « artiste-architecte », novateur hors pair, prend toute sa mesure au début des années 1970. Dans le contexte du 1% artistique et de l’émergence des Villes Nouvelles, ses spectaculaires reliefs géologiques induisent une nouvelle perception de l’espace urbain. » source : galerie Jeanne Bucher Jaeger

+ d’infos sur l’artiste : Gérard Singer 


Ci-contre voici la maquette de l'oeuvre

Maquette Le déambulatoire, Evry 1973, Andrault & Parat et Pierre Sirvin architectes, carton et résine époxy, échelle 1/100e, 100 x 65 x 4, collection privée



La Dame du Lac

On ne part pas loin pour cette deuxième étape de notre épisode spécial Art public ! Aujourd’hui nous vous faisons (re)découvrir une sculpture emblématique d’Evry-Courcouronnes : La Dame du Lac.

La Dame du Lac est une sculpture monumentale de Pierre SZEKELY, sculpteur d’origine hongroise, né en 1923. Elle a été érigée en 1975, dès les toutes premières années de la Ville Nouvelle d’Evry, dont elle constitue probablement la première œuvre monumentale, si ce n’est la première œuvre d’art public. Si aujourd’hui il est interdit de l’escalader, La Dame du Lac a longtemps été le terrain de jeu favori de nos Yamakasi !

Le saviez-vous ? Elle résulte d’une commande passée par le secrétaire d’Etat à la Jeunesse et aux Sports lors de l’aménagement du parc du Lac de Courcouronnes, dans le cadre d’une commande publique (procédure 1%), à Pierre Székely. L’objectif était de faire écho aux rochers de la forêt de Fontainebleau et de doter la ville nouvelle d’un mur d’escalade.

La Dame du Lac a fêté ses 40 ans en 2015. Retrouvez le dossier de presse de la commémoration des 40 ans

Elle a également  obtenu le label Patrimoine d’Intérêt Régional l’année dernière

Mais c’est quoi le label Patrimoine d’intérêt régional ? 


Le Gulliver

Troisième et dernière escale de notre premier épisode de Secrets de patrimoine : Grigny ! Saviez-vous qu’aux quatre coins de la ville vous pouviez tomber nez à nez avec une statue monumentale ou une œuvre de street art ?

Aujourd’hui rencontrez le majestueux Gulliver ! Le Gulliver est l’œuvre de Laurence Rieti, fille de l’architecte Emile Aillaud, concepteur de la Grande Borne à Grigny. Réalisé en 1971 ce gigantesque corps à demi-enfoui dans le sable est une plongée dans la légende de Gulliver, héros des « Voyages de Gulliver » publié en 1726 par Jonathan Swift, lorsque celui-ci est un géant parmi les hommes. L’occasion de fouiner dans votre bibliothèque et de revivre les aventures du géant !

Parce qu’être une statue ne suffit pas, Laurence Rieti a pensé à tout ! Située Place de l'Oeuf, cette sculpture/aire de jeux est fonctionnelle : sa jambe sert de toboggan et sa tête et sa main servent de table.

L’ensemble de la Grande Borne a été labellisé "Patrimoine du XXe siècle" en 2008.


Retrouvez les autres épisodes de Secrets de patrimoine, ici : 

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