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Rencontre avec le président du musée du quai Branly, Stéphane Martin

Publié il y a 4 mois

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À l’initiative du musée du Quai Branly – Jacques Chirac, les ateliers nomades s’installent pour deux ans dans six villes de Grand Paris Sud. Un partenariat qui offre la possibilité aux habitants de l’agglomération de découvrir des œuvres d’art appartenant au patrimoine mondial. Retour sur cet échange culturel avec Stéphane Martin, président du musée du quai Branly.

Après les villes du Nord-Est de Paris, pourquoi les Ateliers nomades ont-ils choisi de faire halte à Grand Paris Sud ?

Depuis 2013, le musée du quai Branly – Jacques Chirac met en œuvre un dispositif hors les murs unique, les Ateliers nomades, qui vise à aller à la rencontre des populations franciliennes à travers l’organisation d’évènements exceptionnels mais aussi la mise en place d’actions et de partenariats au long cours avec les relais locaux. Après le succès des deux premières éditions, la communauté d’agglomération Grand Paris Sud et sa proximité culturelle nous est apparue comme une évidence et nous nous réjouissons de ce nouveau partenariat constructif.

Pour le musée et le public, quels retours espérez-vous en termes de notoriété et de transmissions culturelles?

Il s’agit d’enjeux différents ici. Nés de la volonté du musée de sensibiliser de nouveaux publics, souvent éloignés des équipements culturels parisiens, les Ateliers nomades proposent une démarche innovante de démocratisation culturelle. Dès son ouverture il y a 10 ans, le musée a engagé une politique dynamique pour rencontrer ceux qui ne se rendent pas spontanément dans les musées, en tissant des liens privilégiés avec les relais locaux.

Quel type de dialogue – visible ou invisible – désirez-vous établir entre le public de l’agglomération et les œuvres du quai Branly ?

En proposant des activités hors les murs gratuites et en tous lieux, les Ateliers nomades facilitent au quotidien l’accès à tous les publics y compris les publics spécifiques tels que les scolaires, les jeunes, le public en situation de handicap, le public dit « empêché » (personnes hospitalisées, en maison de retraite ou sous main de justice) et le public du champ social. De nombreuses sorties d’œuvres sur le territoire permettent d’aller directement à la rencontre des habitants de l’agglomération nous permettant ainsi de tisser des liens privilégiés au long cours.

Vous avez été haut responsable dans de nombreuses institutions culturelles françaises (centre Georges-Pompidou, Radio France, ministère de la Culture…). Qu’est-ce qui différencie vos missions au quai Branly – Jacques Chirac des autres postes que vous avez occupés ?

Il n’y a pas de différence selon moi, le point commun à toutes ces missions est de servir la culture et de participer à la démocratisation culturelle.

Quel est le but des « itinérances » des œuvres d’art du quai Branly – Jacques Chirac ? Est-il, de susciter « l’émotion et l’enthousiasme » (dixit Jean Nouvel, architecte du musée), ou un moyen, pour le public de Grand Paris Sud de découvrir une civilisation humaine, et en l’occurrence les richesses de sa propre culture, qu’elle soit malienne, indienne…?

Les deux ! Depuis son ouverture en 2006, le musée du quai Branly – Jacques Chirac a engagé une politique dynamique pour aller à la rencontre des publics qui ne se rendent pas spontanément dans les musées. Depuis 2013, les Ateliers nomades, dispositif hors-les-murs unique, permettent aux Franciliennes et aux Franciliens de participer à des rencontres et des évènements culturels et scientifiques, dont des sorties d’œuvres. Des navettes gratuites permettent également de venir ensuite visiter le musée.

Comment imaginez-vous l’avenir du musée du quai Branly – Jacques Chirac ? Même si le fonds n’est pas le même, le chemin suivi par Le Louvre, qui essaime à Lens et bientôt à Abu Dhabi, vous inspire-t-il ?

Par la nature même de ses collections, le musée a une vocation internationale et mène, depuis sa création, une politique active de coopération avec les pays d’origine de ses collections. Les itinérances d’expositions en France et à l’international ainsi que la coopération scientifique font partie de nos priorités. Nous proposons ainsi une offre complémentaire dans le paysage muséal national et international.