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ŒUVRES DE L’AGGLO AU FIL DE L’EAU

Publié il y a presque 2 ans

Envie de flâner, se la couler douce, naviguer au rythme de l’eau qui passe ? Pourquoi ne pas profiter de la belle saison pour pister les œuvres d’art qui peuplent le territoire. Plus d’un artiste – peintre, sculpteur, mosaïste… – a subi l’influence de l’eau qui nourrit les imaginaires et la rêverie. Prétexte à célébrer cet élément, La Fête de l’eau est une invitation à découvrir l’agglomération sous un angle vivifiant et (ré)créatif, du 1er au 2 juillet. Envie d'une pêche miraculeuse ?


Dame du lac. Honneur aux dames ! La première halte de cette déambulation artistique commence par celle qui veille depuis 1975 sur le lac et le parc d'Évry-Courcouronnes : La Dame du Lac. Cette sculpture, réalisée par l’artiste Pierre Szélely, est en béton projeté au canon sur un grillage, et mesure 17 m de hauteur et 30 m à sa base. Le béton est coloré dans sa masse : rouge, orange et violet. Elle a longtemps attiré les escaladeurs en tout genre qui suivaient cinq itinéraires différents prévus à l’origine par le sculpteur. Si son ascension est désormais interdite en raison des risques d’accident, les travaux en cours de la RD446 prévoient le tracé de nouvelles liaisons douces qui désenclaveront le site. Une raison de plus pour lui présenter vos respects.


Cristaux géants. Après Évry-Courcouronnes, un saut de puce pour atteindre Ris-Orangis et la zone d’activité du Bois de l’Épine, où la sculpture Cristaux géants dresse ses pointent vers le ciel. Créés en 1990 par l’artiste Marie Candessus, ces cristaux ont été coulés dans de la résine, matière imputrescible, puis implantés dans un étang de la zone industrielle. Hauts d’environ deux mètres, ils témoignent du lien entre artistes et mécénats d’entreprise qui permet l’émergence de créateurs et des lieux d’exposition permanents.




Fontaine de Moissy-Cramayel. Station auprès d'une fontaine, première réalisation d'une longue liste dédiée aux sources dans la ville avant de devenir des lieux de repos. Cette oeuvre est due à Patricia Diska dans le cadre de l'intégration des nouveaux quartiers dans le Moissy traditionnel. Et quoi de mieux qu'une fontaine pour faire le lien entre passé et modernité?



Fontaine bulle. Prochain station devant une autre fontaine, celle du jardin intérieur de la Maison du silence, à Évry-Courcouronnes. Le sculpteur et peintre, Vincent Guiro, ne déroge pas à l’imaginaire du jaillissement d’eau mais renouvelle le concept en inventant une Fontaine bulle de béton en 1985. Pour entendre son glouglou apaisant, allez à la Maison du silence, autre bulle de quiétude dans la ville.






Fontaine de la connaissance. La fontaine de Savigny-le-Temple étanche une autre soif, celle de la sagesse avec La Fontaine de la connaissance. Ici, , une jeune femme, suspendue au-dessus des eaux d’un étang, lit. Cette création monumentale de bronze, de laiton et de granit, œuvre de l’artiste Bernard Vié, partage deux mondes. D’un côté, les espaces verts et la nature, de l’autre, la cité, ses commerces mais aussi sa médiathèque. De la masse de granit s’écoule une source qui cascade et ajoute une pointe de mystère dans la composition de l’œuvre.


Fontaine-Disque de Vladan Kulundzic, place de Plaquères, à Évry-Courcouronnes est la troisième fontaine d’une longue liste, source intarissable d’inspiration pour les artistes. Ici, la création date de 1984, et présente un double disque
(3 m de diamètre) croisé de briques brunes et violettes. L’eau ruisselle sur les quatre côtés sur un socle pavé.






La Fontaine des origines prend sa source devant le centre commercial Carré Sénart, à Lieusaint, tout proche du canal. Elle est constituée d'une multitude de jets d'eau verticaux qui fuse du sol et constitue une jolie perspective face au canal. Achevée en 2002, date à laquelle le centre commercial a été ouvert.









Fontaine Wallace. Identique à ses petites sœurs parisiennes, la fontaine Wallace se dresse dans une clairière du clos du Bois Guillaume à Évry-Courcouronnes. Avec ses cariatides en métal peint en vert, « cette brasserie des quatre femmes », comme on la surnommait à Paris dans les années 1870, contente bien des soifs. Le modèle n’étant pas déposé, chacun peut la commander auprès de la fonderie qui les fabrique encore aujourd’hui, la Générale d’hydraulique et de mécanique (GHM).
Cette version du Bois Guillaume est récente puisqu’elle date de 1989. Si vous aussi, l'idée vous tente... 





Fresque marine. Envie de s’immerger dans les profondeurs marines ? Rendez-vous à Lisses, au Long-Rayage. La peinture, qui couvre toute la longueur du passage, plonge d’emblée le spectateur dans les fonds de l’océan. Impression d’autant plus forte que l’artiste a eu l’intuition de peindre son œuvre sur des murs du souterrain menant… à la piscine du Long-Rayage! Effet de plongée garanti !


Goutte d’eau. Pas d’eau sans goutte pour l’alimenter. C’est ce qu’a voulu figurer l’artiste Louis Molinari en sculptant son œuvre, La Goutte d’eau, au moment où elle touche le sol et éclabousse le ciel. Posée sur un socle de marbre, la sculpture d’aluminium aux quatre branches symbolise la ville nouvelle d'Évry-Courcouronnes et son utopie urbanistique : la goutte, qui vient de s’écraser représente le centre de la ville d'Évry-Courcouronnes (l’Agora) et les quatre grands quartiers bâtis autour de la place centrale. Louis Molinari est également l’auteur de la sphère qui se trouve devant la ferme du Bois briard.


Grigny. La ville à elle seule, est une invitation au voyage sur et dans l’eau. Grigny compte plus d’une centaine d’œuvres essaimée à travers toute la ville car « l’architecte de la Grande Borne, Émile Aillaud, n'a eu qu'une obsession : que chaque pas fait au détour d'une place rencontre une sculpture, que chaque tête qui se lève voit une mosaïque s'ériger sur les bâtiments». Parmi ces réalisations, six créations ont pour thème l’eau. La proximité des lacs, véritable enclave de nature dans la ville, a-t-elle influencé l’imaginaire des artistes ? 

Et si le cœur vous en dit, vous pourrez vous promener au bord de la Méditerranée, avec Le Paysage méditerranéen de Jean-Louis Dupart, quartier des Enclos,




ou découvrir des marécages tropicaux avec la sculpture-aire de jeu, Marigot, où deux hippopotames et un rhinocéros s’ébattent à mi-corps dans une mer de verdure (œuvre de Laurence Rieti).



Dans le quartier des Patios, on peut voir un Coucher de soleil sur la mer de Fabio Rieti, mosaïste de renom qui a signé de nombreuses compositions marines, La Plage






ainsi que La Mouette, oiseau d’une envergure de 2 m sur 2 qui survole le quartier de La Peupleraie. La mosaïque est composée de pâtes de verre dans des camaïeux de bleus.



Un dernier voyage en compagnie de Gulliver échoué sur la plage, œuvre de Laurence Rieti, nous guide jusqu'à la place de l'oeuf à la Grande Borne.

Copyright, ville de Grigny, Mission Histoire locale et Patrimoine.


Requin. Après Grigny, direction Villabé avec le sculpteur François Melin qui a aménagé un « Jardin extraordinaire», où girafes, palmier, araignée géante et oiseau minuscule règnent en maître dans un jardin d’Éden. À proximité, une voiture à cheval talonne une guimbarde. Clou du spectacle : Le Requin. Loin des fantasmes des Dents de la mer, cette masse de métal enchante les enfants et réjouit les grands !





Sculpture Fontaine. Rendez-vous à Savigny-le-Temple, dans la piscine du complexe sportif Jean-Bouin. Là, dans la pataugeoire, se dresse une structure en acier et Inox, œuvre du sculpteur français, Claude Viseux. L’artiste explique: « Tous mes matériaux et structures sont en acier inoxydable : on peut voir des structures verticales qui sont comme des emblèmes, comme des totems, et qui ont la particularité d’être des corps creux, tubulaires, avec des sommets d’où sortent des tas de choses - coquillage, épée, main - comme un arbre pourrait germer et offrir en son haut une surprise si on le décapite. Il y aussi des structures instables au sol, linéaires, que j’appelle des tenseurs, car ils sont comme des pièges faits pour prendre l’espace. » A vous de deviner...



Station de relevage des eaux. Pour clore cette déambulation au fil de l’eau, impossible de passer à côté de cette structure qui trône au bord de l'autoroute à hauteur de Carré Sénart ! Création artistique sans vraiment l'être, la station de relevage a un but purement utilitaire : éviter tout risque d'inondation de l'A5. Mais pour marquer symboliquement le début de cette nouvelle autoroute, les architectes firent surmonté le dôme blanc d'un tube d'acier recourbé de 80 m de long et d'une bille rouge de 3 m de diamètre. L'emblématique station était née !



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