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MIEL DE VILLE A LISSES

Publié il y a 25 jours

Il n’est pas nécessaire d’être un professionnel pour s’occuper de ruches et d’abeilles. Nombreux sont les passionnés d’apiculture à avoir sauté le pas. C’est la cas de Laurent de Chargère.

- A lire aussi en fin  d'article, comment faire si un essaim vient dans mon jardin et Je veux avoir des ruches dans mon jardin, comment faire? -


Depuis quelques années, Laurent de Chargère pratique l’apiculture en amateur. Après avoir suivi une formation, il a décidé de placer une dizaine de ruches sur la parcelle de terrain entourant sa maison. Sa particularité ? Pratiquer l’apiculture... en ville, plus exactement sur la commune de Lisses. Depuis ses fenêtres, il surveille ruches et essaims. «En milieu urbain, les abeilles ne posent pas de problèmes. Loin des grandes cultures céréalières où sont répandus des pesticides, elles pollinisent les fleurs en toute quiétude, et il y a très peu de risques pour la population alentour : ainsi à Lisses, trois ruches, suivies par l’apiculteur Benoît Flamant, ont été installées dans le parc de la mairie. Initié par le conseil municipal junior, et accompagné par le service Développement durable, le projet s’avère concluant.
Pour ma part, j’ai prévenu mes voisins, je leur ai expliqué ma démarché qui a été bien accueillie. Outre les récoltes de fruits et de légumes plus abondantes aux alentours grâce à l’action pollinisatrice des abeilles, je leur fais découvrir le miel produit près de chez eux. Les gens apprécient toujours. »

TISSER UN LIEN ENTRE APICULTEURS

« Un conseil que je donne à tous les apiculteurs amateurs et que j’applique moi-même : faire partie d’une association apicole. Cela permet d’échanger, de nous entraider et de résoudre bien des problèmes. Proche de Lisses, il y a l’association « Les abeilles d’Évry » ou encore le rucher école de Chamarande que l’on peut contacter en cas de besoin. Créer des liens entre apiculteurs, c’est primordial. »

MAI-JUIN, UNE PERIODE DÉLICATE

La fin du printemps est une période à la fois décisive pour l’avenir de la ruche et délicate pour l’apiculteur. D’un côté, le moment de l’essaimage, moyen naturel de renouveler la ruche, de l’autre, un risque pour l’apiculteur de perdre une partie de son cheptel. D’un côté, l’élan vital d’un groupe qui s’envole, avec à sa tête, une jeune reine, garante de naissances futures, de l’autre un apiculteur attristé de perdre des ruches. Pour remédier à ces départs, les anticiper, l’apiculteur se doit d’être particulièrement attentif à la vie de ses essaims et effectuer lui-même des essaimages artificiels. « Au moment propice, je divise une partie de la colonie et l’installe dans une nouvelle ruche. Mais les conditions ne sont pas toujours réunies. C’est pourquoi, je suis toujours heureux d’être contacté par un particulier afin de recueillir un essaim sauvage. Et pour moi, c’est toujours un moment émouvant... »




UN ESSAIM A MIGRE
DANS MON JARDIN
QUE FAIRE ?

Consulter Internet pour trouver l’apiculteur le plus proche de chez vous. Il sera très heureux de récupérer un essaim sauvage et vous débarrassera de l'essaim, toujours impressionnant à voir (voir photo ci-contre). A défaut, vous pouvez contacter une association qui vous communiquera les coordonnées d’un apiculteur.









JE VEUX AVOIR DES RUCHES DANS MON JARDIN COMMENT FAIRE ?

Tout d’abord suivre une formation d’apiculture qui vous permettra de vous occuper de vos ruches (un an) et d’être autonome. Par exemple, vous pouvez contacter le rucher école de Chamarande (http://www.siarp.org).

Vous devez également remplir certaines conditions, comme vous situer à 200 m d’un lieu public, avoir une clôture de 2 m de hauteur minimum (pour plus d’informations, voir site http://www.siarp.org) Et bien sûr, vous déclarer en mairie.



Voir aussi : https://sortir.grandparissud.fr/actualites/du-miel-en-essonne-a-la-miellerie-de-tigery

https://sortir.grandparissud.fr/actualites/du-miel-a-l-ecomusee-de-savigny-le-temple