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La Seine, la Seine, la Seine !

Publié il y a plus d'un an

La crue, ça s'en va, et ça revient ! Mais le saviez-vous ? En 1910, la Seine a connu la crue la plus impressionnante recensée à ce jour ! Et le territoire de Grand Paris Sud n'a pas été épargné par les inondations !

Petit point météo de ce janvier 1910 :

L'hiver 1910 n'a pas été ce que l'on pourrait appeler un "hiver doux". En effet, le journal de L'abeille d’Etampes de 1910 nous décrit plutôt un hiver très froid, avec des tempêtes, et beaucoup de pluie et de neige  : "Jamais on ne vit une perturbation atmosphérique aussi générale, et en quelque sorte, aussi uniforme.". Le journal met également en cause les déboisements qui ont empêchés les bois et les forêts de diminuer les inondations.

Quand la Seine déborde !

A l'époque, la statue du Zouave, sur l'un des pieds du pont de l'Alma, à Paris, servait de marqueur pour les crues. Et bien en 1910, la Seine a dépassé les 8,60m ! En Essonne, c'est le grand pont de Corbeil-Essonnes qui servait de marqueur. Les communes du territoire avaient toutes les pieds dans l'eau ! Parfois les inondations atteignaient les 2.50m de hauteur !


Les dégâts dans les communes :

Dans toutes les villes la situation est grave : plus de train, plus de courrier, plus de journal, plus de gaz, plus d’électricité, et l'eau potable fait défaut... A Saintry-sur-Seine, les habitants ont dû abandonner leur maison. Il en est de même au Coudray-Montceaux et à Morsang-sur-Seine, où les maisons et les jardins en bords de Seine sont dans l'eau. A Evry, les travaux du barrage ont été détruit et le matériel  a été enlevé par la crue. A Ris-Orangis, toute les habitations jusque la route nationale sont endommagées, et les voies ferrées immergées.

Les usines du territoire sont elles aussi touchées :

La crue de la  Seine ne touche pas que les rues et les habitations, les usines de l'agglomération ont également souffert des montées des eaux ! Ainsi à Corbeil-Essonnes, on souffre d'une pénurie de farine ! Les moulins de Corbeil, les imprimeries Crété, à Corbeil et la ferme des Decauville, à Courcouronnes ne produisaient plus à cause des inondations. Plus de 5 000 ouvriers ce sont retrouvés sans travail...


Le temps de la solidarité :

Si le niveau de l'eau a fini par redescendre, à la fin du mois de janvier, il n'a laissé place qu'aux immenses dégâts des inondations. Si certains ont pu partir avec leurs affaires, d'autres, surpris par la crue, y ont laissé meubles et literies ! La Croix-Rouge s'est mobilisée et a crée des souscriptions, tout comme le journal L'Abeille d'Etampes, pour aider les victimes de la Seine ! Les municipalités ont envoyé des tonneaux dans les collines de Saint-Pierre-du-Perray et Saint-Germain-lès-Corbeil pour ravitaillée Corbeil-Essonnes et ses environs en eau potable. 

Si vous souhaitez plus d'informations sur la crue de 1910, nous vous conseillons ce document.

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