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Haute voltige : il a fait un avion tout seul !

Publié il y a environ 5 ans

Restaurer une moto ou une voiture de collection dans son garage, pourquoi pas ? Mais construire un avion de ses propres mains, vous imaginez le travail ? Paul Torossian relève le défi depuis 12 ans, son biplace s'apprête à voler !

L'aéronautique, Paul Torossian, 42 ans, est tombé dedans quand il était tout petit. Un père pilote privé, une soeur employée chez Dassault, une autre mariée à un mécanicien de la patrouille de France… Le voilà lui-même atteint par le virus, au point de décrocher son brevet de pilote le 22 novembre 1990, le jour de ses 17 ans ! Après un BEP d'électrotechnique à la faculté des métiers de l'Essonne et une formation de mécanicien à La Ferté-Alais, il obtient un DUT en génie électrique et informatique à l'IUT de Sénart puis un master 2 en stratégie de l'entreprise, préparé au Cnam en cours du soir. Entré chez Air France au début des années 1990, il y gravit les échelons : mécanicien, employé du support client puis d'un bureau technique, responsable piste et aujourd'hui dispatcher (régulateur de vol) à l'aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle. Le tout sans jamais cesser de voler pour son plaisir. «J'ai fait de la voltige, de l'instruction et de la compétition, mais cela ne me suffisait plus. J'avais envie de construire mon propre avion, pour faire à la fois de la voltige et du tourisme, dans un bel appareil biplace.» Son choix se porte sur l'Acrosport II, un avion conçu aux Etats-Unis dans les années 1970 à l'intention des amateurs et commercialisé uniquement sur plans. «Lorsque je les ai reçus, j'ai compris que je m'étais lancé dans une très longue aventure. Heureusement, j'ai eu la chance de rencontrer les propriétaires des 8 Acrosport II fabriqués en France, qui m'ont aidé dans mon entreprise.»

Made in Grand Paris Sud
La fabrication de l'appareil a débuté en 2004 dans le garage de Paul Torossian, à Saint-Pierre-du-Perray. Elle vient de se terminer dans un atelier de la faculté des métiers de l'Essonne, à Bondoufle. Tout a été fait à la main, jusqu'au moteur - un Lycoming de 180 chevaux acheté
d'occasion -, entièrement démonté pour être restauré. Au total, notre passionné aura investi quelques mois de salaires, mais beaucoup moins que pour un appareil similaire neuf. «Mon objectif n'était pas de faire des économies, mais de me faire plaisir en construisant mon propre avion, de faire partager ma passion à mes amis et de la faire découvrir à des enfants défavorisés. Le but est presque atteint, je m'apprête à
le faire décoller.» Juillet 2004 – mai 2016 : 12 ans et des milliers d'heures de travail… Il paraît que sa femme Pascale a hâte que l'aventure se termine… Ou plutôt qu'une nouvelle débute dans les airs, c'est tout le mal qu'on souhaite à son pilote de mari !

Le reportage vidéo sera disponible prochainement (dans l'attente des premiers essais en vol courant juin).

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