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Fintan Magee, street artiste australien engagé

Publié il y a 2 mois

A partir du 25 septembre, Fintan Magee posera ses valises au festival Wall Street Art, dans la ville de Savigny-le-Temple. Il aura à coeur, encore une fois, de porter la parole des citoyens malmenés ou de dénoncer les dérives de notre société. Son travail et son message sont très attendus...à suivre donc.

UN STREET-ARTISTE QUI DENONCE LA VIOLENCE DU REEL

Fintan Magee est né en 1985 à Lismore, en Australie. Il a commencé le graff à 13 ans, mais a rapidement délaissé le lettrage. Après avoir étudié aux beaux-arts de Brisbane, il a déployé sur de grandes surfaces son univers onirique et pourtant bien critique sur les déboires de notre société contemporaine. Nostalgique de son enfance révolue, il dessine des personnages aperçus dans des livres pour enfants, un doux rêve confronté à la violence du réel en abordant des thèmes comme la mondialisation ou l’exode.

Grâce à sa sensibilité et sa technique, Fintan est considéré comme l'une des figures les plus importantes du street art et de l’art contemporain australien. Il a beaucoup voyagé au cours des deux dernières années, a participé à de nombreux projets publics à Sydney, Melbourne, Londres, Vienne, Los Angeles, Bogota, Buenos Aires, Copenhague, Moscou et Oslo...

Il vit et travaille actuellement à Brisbane en Australie.

"Le verre à moitié plein" - San Juan, Puerto Rico - Février 2016


LE SOCIAL ET L'ENVIRONNEMENT

Ses peintures murales, peintures à l'huile, dessins et estampes s'inspirent de sources multiples telles que la nature, la publicité, la culture contemporaine et l'architecture. Son style est véritablement éclectique, il représente tout un univers visuel varié qui intègre à la fois le banal et l'inattendu. Pour le dire autrement, Magee souligne la nature extraordinaire et belle de notre vie quotidienne.

Mais il aime aussi particulièrement créer des œuvres sur des thèmes sociaux ou environnementaux. Il utilise souvent des expériences personnelles pour décrire les problèmes mondiaux tels que le changement climatique, la pollution, la lutte des classes ou la crise des migrants - par exemple, en 2015, son exposition à la galerie Backwoods à Melbourne a été consacrée à la représentation de ses propres expériences sur les inondations de Brisbane 2011. Fintan Magee s’attache à décrire, sans jugement ni complaisance, les dérives de nos sociétés consuméristes.

Pour préparer ses visuels, l’artiste s’inspire du lieu où se situe la surface qu’il va peindre. Tel un journaliste de terrain, il prend des photos, discute avec les habitants, récolte les informations qui vont nourrir son histoire. Dans un mélange de réalisme et d’onirisme poético-social, les personnages sont fréquemment représentés en lévitation, comme propulsés dans une dimension qui se joue de la gravité urbaine et humaine. Cette galerie de portraits montre souvent les sujets transportant une charge sur le dos.

"La tête dans les nuages" - Festival Estau, Estarreja, Portugal - Septembre 2016