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Corbeil : le plus ancien marché de nos communes

Publié il y a plus de 2 ans

La halle du marché de Corbeil abrite depuis la fin du XIXe siècle les artisans et les commerçants locaux et du sud-francilien. À l'aube et par tous les temps, le spectacle de l'installation ne laisse rien à l’improvisation.

La halle du marché de Corbeil abrite depuis la fin du XIXe siècle les artisans et les commerçants locaux et du sud-francilien. À l'aube et par tous les temps, le spectacle de l'installation ne laisse rien à l’improvisation.
 
Vendredi, 4 heures du matin. Les rues de Corbeil-Essonnes sont encore silencieuses. Pourtant, sur la place du Comte-Haymon, un drôle de défilé commence. Des camions délestent les uns après les autres diverses marchandises devant l’entrée de la halle, construite en 1862. Ceux qui s’activent à l’intérieur se sont levés bien avant le soleil. Le marché se réveille…
6 heures. Chaque vendredi et dimanche matin, depuis vingt-deux ans, Catherine installe avec délicatesse olives et fruits secs sur son étalage. Un peu plus loin, Jean-Marie, installé depuis deux générations, dispose brochettes de volaille, de bœuf ou de canard dont il vante la qualité : « Tous mes produits viennent d’une coopérative des Landes. J’aime les préparer dans mon laboratoire, j’y apporte beaucoup de soin comme à la présentation de mes vitrines. C’est important pour le client la présentation ». Et ce n’est pas Marie qui vous dirait le contraire : « Il faut donner envie. Mais c’est vrai que le matin, c’est la course, chaque minute compte ! Il faut que tout soit prêt et beau avant l’arrivée des clients. »
6 h 30. À La Buvette enchantée, Mumu et Zaza alimentent les commerçants en dose de caféine et en sourires. « J’ai ouvert cette buvette il y a quatorze ans, raconte Mumu la patronne. Le marché, c’est une ville dans la ville. Les commerçants viennent prendre leur café le temps d’une petite pause, on discute. »
7 heures. Poireaux et asperges sont au garde à vous. Entre les étals, les odeurs se mêlent. Doux parfum de cannelle, effluves des melons mûrs à point… Yannis, 19 ans, décharge depuis plus de deux heures les bacs à poissons. Ici, c’est une histoire de famille. « Je fais les marchés avec ma mère et un de mes frères. Mon oncle est mareyeur en Vendée et nous procure des produits de qualité. »
7 h 20. Avec son cabas et un panier, la première cliente du marché s’engouffre sous la halle et s’arrête exactement là où elle se rend chaque vendredi, devant l’étal du charcutier : « Il me faudrait du jambon, mon petit. » demande-t-elle au grand gaillard derrière la caisse qu’elle connaît depuis qu’il est enfant.
8 heures. Le régisseur, Philippe Vilkovsky, attribue les places hors de la halle, aux marchands sans abonnement. Son travail : gérer le marché dans sa globalité. « Dès le matin, on se prépare à résoudre les problèmes potentiels afin que le marché se déroule au mieux Il accueille environ 140 commerçants et c’est vrai qu’il a une très bonne réputation. C’est un lieu phare de la région. » Six fois par an, des animations attirent de nouveaux clients. « Nous prévoyons quelque chose d’important en juin pour l’Euro 2016… »
C’est dit. Le marché de Corbeil-Essonnes n’attend plus que vous.
 

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