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ARTS VISUELS, PRÉPA AUX ARTS

Publié il y a 9 mois

En France, il existe 20 écoles publiques qui préparent aux concours des écoles d’art. La prépa du service arts visuels de Grand Paris Sud est l’une d’elles avec un taux de réussite vertigineux : 100 % ! Rencontre avec Sandrine Rouillard, une directrice heureuse.

2018 : cinquième année que la classe prépa du service Arts Visuels accompagne une vingtaine d’étudiants venue, bien sûr de l’agglo, de France et même de l’étranger : l’an dernier, elle a sélectionné et épaulé un jeune Sud-Américain, qui a décroché le concours des Beaux-Arts de Cergy !



UN ENCADREMENT SUR-MESURE

«Les étudiants sont accompagnés par neuf enseignants tout au long de l’année, explique Sandrine Rouillard, directrice du service Arts Visuels. Thierry Costesèque pour le champ élargi de la peinture, Louise Dumas, culture générale et dessin ; Sylvie Guyon Le Bouffy, couleur-céramique; Thomas Léon, image en mouvement ; Marius Martinescu, dessin d’espace et gravure ; Franck Senaud, histoire des arts ; Sami Trabelsi, photo ; Raphaël Tiberghien, volume et Andréa Hamilton, anglais.

Lorsque je suis arrivée en 2016, nous avons mis en place des cours d’anglais, indispensable dans le monde de l’art (et ailleurs). De plus, chacun d’eux est suivi spécifiquement par un enseignant durant l’année scolaire, ce qui permet un accompagnement personnalisé, et favorise leur réussite.» Autre atout et non le moindre : le coût de l’école calculé sur la base du quotient familial, et qui est très inférieur aux tarifs pratiqués par les prépas privées. De plus, les étudiants bénéficient de l’accompagnement du Crous en termes de bourse et de logement.


UNE RENTRÉE A CHAMARANDE

D’emblée, dès la rentrée de septembre les étudiants sont immergés dans la création. Ils passent une semaine nuits et jours, au domaine départemental de Chamarande. «Là, ils écrivent, dessinent, travaillent la perspective et ont tout le loisir d’observer et analyser les œuvres d’art contemporain (plus de 1 000), exposées à travers le domaine. En plus, nous avons la chance d’y accueillir des artistes qui impulsent un élan créatif : des workshops* sont organisés avec eux,» s’enthousiasme Sandrine Rouillard.

Le séjour au domaine est fondateur : il créé une véritable dynamique de travail et instaure un sentiment de groupe qui perdure au-delà de l’année scolaire : les anciens étudiants conseillent les nouveaux, les hébergent à l’occasion, lors des concours... «Nous cherchons à installer un esprit d’entraide. En plus, le domaine est exceptionnel et inspirant.» Chamarande n’est pas l’unique site remarquable dont les étudiants bénéficient, les cours se partageant entre la ferme du Bois Briard à Courcouronnes et les locaux de Grand-Bourg à Évry. Un conseil en marge, si vous ne connaissez pas ces lieux, courez les découvrir !


UNE ADMISSION PARTICULIERE

Pour rentrer à l’école prépa ? Rien de plus simple. Avoir entre 17 et 25 ans, le bac en poche et proposer un dossier selon le sujet imposé (dossier à retirer dès mars).

«Avoir suivi une formation artistique n’est pas une obligation. L’an dernier, Clément, diplômé en mécanique, spécialisé en automobile, a été admis ; idem pour Daniel de Pontoise, autodidacte. Mais ils étaient curieux et avaient envie. La connaissance ou la dextérité s’acquièrent, alors que la curiosité, c’est autre chose, explique Sandrine. Si des étudiants en art ne manifestent pas une soif de découverte et une envie de travailler, difficile d’évoluer dans un environnement créatif en constante mutation. »


UNE DÉMARCHE ARTISTIQUE PERSONNELLE

Une fois admis dans la classe, ils doivent parfois désapprendre ou abandonner leurs certitudes : un étudiant d’une grande adresse en dessin a dû se questionner pour apporter une dimension nouvelle à son projet artistique. «Le développement d’une démarche est essentiel pour prétendre à présenter les concours d’une école d’art», souligne la directrice. Ce que cet étudiant de Grigny, brillant en dessin, a parfaitement intégré et dépassé.

Mais c’est parfois en travaillant que la question apparaît : «C’est ce que je fais qui m’apprend ce que je cherche», révèle le peintre Soulages.


STAGES ET WORKSHOPS*

Parallèlement à leur travail, les étudiants participent à des ateliers et rencontrent des professionnels. Ainsi depuis deux ans, une compagnie théâtrale en résidence à l’Agora collabore avec 20 étudiants de la classe prépa, les étudiants comédiens de l'école départementale de théâtre de l'Essonne, ceux des conservatoires du territoire et ceux de l'académie Fratellini. Le stage d’une semaine se clôt par un spectacle où chaque pratique trouve sa place.

Ou encore, la ferme du Bois Briard accueille chaque année un artiste en résidence, avec le soutien de la DRAC Île-de-France, qui élabore un projet avec la classe prépa. En 2018, c’est Sébastien Rémy qui, avec le musée des civilisations d’Abidjan (Côte-d’Ivoire) pillé en 2011, interroge et s’interroge sur la notion de collection fantôme. L’exposition se tiendra début septembre à la ferme du Bois Briard.

Sandrine Rouillard conclut : « Avec la classe prépa, nous nous inscrivons dans la dynamique d’innovation de l’agglomération pour accompagner et former les futurs professionnels de la culture et de la création. »

* Ateliers collaboratifs avec un artiste.


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91000 Evry

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