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4L Trophy : désert, mécanique et humanitaire

Publié il y a 2 mois

Ils partiront de Grand Paris Sud en février prochain afin de relier Marrakech dans le cadre du 23ème Raid 4L Trophy. Cette course humanitaire, réservée aux 18-28 ans, se déroulera du 20 février au 1er mars 2020. Au programme : 11 jours d’aventures ! Rencontre avec des étudiants motivés.

Cela fait un an qu’Anthony Laszlo, 23 ans, bichonne la 4L dont il a fait l’acquisition. C’est avec elle que cet étudiant de Polytech quittera Morsang-sur-Seine en février prochain afin de rejoindre le Maroc. « Ça fait plusieurs années que j’y pense. J’aime l’automobile et partir dans le désert avec une voiture ancienne, c’est un vrai défi. D’autant que je suis étudiant en ingénierie et génie mécanique. Le côté humain est aussi très important car c’est un raid humanitaire : nous allons apporter aux enfants des vêtements et du matériel scolaire. » Mais avant cela, il faut préparer la voiture. Depuis plusieurs mois, Anthony et son père n’hésitent pas à mettre les mains dans le cambouis. Renforcement du châssis, changement de la pompe à eau et des filtres, vidanges, installation de renforts… La voiture doit être en parfait état pour passer le contrôle technique obligatoire prévu à Biarritz avant le départ.

Trouver des sponsors

« Il faut aussi trouver des sponsors pour nous aider à financer le projet », ajoute Julia Herhel. Cette ostéopathe fraîchement diplômée, âgée de 24 ans, habite Saint Germain-lès-Corbeil. Elle sera la copilote d’Anthony. « Nous démarchons les commerçants et les entreprises pour nous aider à payer les réparations, l’inscription et tout ce dont nous avons besoin. Nous organisons des tombolas et d’autres événements pour informer le public. On communique sur les réseaux, on crée des flyers, on sollicite nos proches pour récupérer des stylos, des cahiers et des vêtements… Le sponsoring est très important et c’est long. Et il ne faut pas se démoraliser car nous avons des refus tous les jours. Heureusement, les commerçants de Saint Germain-lès-Corbeil et de Morsang-sur-Seine nous soutiennent bien. » Motivée par le côté humanitaire du raid, Julia espère échanger avec les populations auxquelles leurs dons profiteront. Elle espère également rencontrer de nouvelles personnes et vivre une expérience solidaire d’entraide avec les 1 500 autres équipages.

L’aventure, c’est l’aventure

Quand on part dans le désert et qu’il faut trouver son chemin sans GPS, avec seulement une carte et une boussole, la solidarité est en effet importante. Ugo Cianci, 25 ans, peut en témoigner. « J’ai fait le raid deux fois. En 2018, avec une quinzaine de voitures de mon école d’ingénieur, l’Estaca, et en 2019, en partenariat avec la ville de Ris-Orangis, avec deux amis et ma copine. Et finalement, la seule galère dont je me souvienne, c’est quand j’ai réparé le joint de culasse du véhicule d’un ami sur bord de la route. » De beaux souvenirs, en revanche, Ugo en a par dizaines. « Les moments où on roulait tous ensemble dans le désert étaient formidables. Les paysages sont magnifiques et l’aventure humaine aussi. Les plus gros défis restent le sponsoring – car le 4L Trophy coûte de 7 à 10 000 euros par équipage – et la préparation du véhicule. » En roulant de 8 à 900 km par jour sur des pistes accidentées pendant 11 jours, les 4L sont en effet mises à rude épreuve. « Cela dit, il y a de l’entraide, les bivouacs sont sympas et on n’a pas le droit de rouler la nuit. L’aventure est là, mais ça reste un raid étudiant et il est très sympa à faire ! »

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